3/03/2005

Productivité et chômage sur le marché mondial

En insistant sur la seule productivité du traitement de la matière on rend incompréhensible le chômage actuel . Il serait résorbé dans les entreprises multinationales qui modèlent le marché mondial.
les pays émergent fabriquent des produits traditionnels dans les usines que nous leur avons vendu. Nous ne devrions plus leurs vendre les produits dont nous avons vendu les usines. Nous devrions vendre les outils logiciels pour gérer ces usines.
Ce pendant, le système éducatif n’a pas le temps de produire les compétences rares qui freinent notre croissance. Et la grande entreprise n’arrive pas à suivre le processus de transfert technologique qu’elle a amorcé. Ses indéniables gains de productivité dans la transformation matérielle ne suffisent pas à financer la recherche dans le traitement des connaissances. La grande entreprise n’arrive plus à financer par ses économies d’échelle les investissements requis par les nécessaires gains de productivité.
Ne pouvant investir dans tous les domaines, elle se recentre sur la production industrielle. Par le rachat de concurrents et la rationalisation des catalogues, elle ralentit le développement de produits réellement nouveaux. Perdant son rôle de moteur, elle redevient concurrente des petites. Pour s’alléger, elle externalise les activités non industrielles.
Le chômage actuel est alors la conjonction d’une forte productivité des activités secondaires et d’une faible productivité des activités tertiaires. La forte productivité de l’outil industriel, qui provoque les licenciements, ne suffit pas à financer le développement exponentiel des activités de conception et de services. Autrement dit, l’argent économisé par le licenciement des uns ne suffit pas à embaucher les spécialistes trop rares et trop coûteux dont l’entreprise a besoin. Et nous entrons dans un cercle vicieux d’appauvrissement.

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